« Dealeur de c½ur »
Narrateur: Zoé
___Foutu rire nerveux. Je venais de m'exhiber devant Aya, en pleur. Je haïssais par dessus tout que les gens me voit aussi faible. Je sécha vite mes larmes et me mit au travail. Un dernier coup de balais avant que les premiers clients arrivent. Le magasin ouvre enfin ses portes... Les clients arrivent par vingtaines, Aya est surchargé, moi de même. Certains crient, d'autres s'impatiente, d'autre sont hystérique quand ils voient que leur vêtements favoris qu'ils attendaient n'est plus là. Les gens s'en vont, reviennent, achètent, n'achètent pas, certains volent, d'autres partent sans avoir payer. Je les vois... pourquoi je ne dis rien? Pourquoi les clients me regardent avec un air dépité, un air de pitié? Suis-je si laide que ça? Suis-je tellement affreuse au point d'en faire pleurer les gamins qui suivent leur parents ou leur aînés? Je me sens si mal au fond de moi. J'ai besoins de quelque chose. J'ai besoins d'une cigarette. Maintenant.
La boutique ferment enfin, il est déjà 20h. La journée a été rude, je n'est pas arrêté de bouger, de courir, de crier, de penser. Je suis en manque... Mes mains tremblent, je me sens aller de droite à gauche. Aya me prend par les bras et m'installe dans un fauteuil me faisant de l'air avec un éventail. Elle part chercher un verre d'eau et de quoi me remplir l'estomac, c'est vrai que je n'ai eu aucunes pauses, je n'est donc pas manger depuis ce matin. Pendant qu'elle cherche un verre propre, ce qui mettra du temps, j'en profite pour appeler Takuya, discrètement.
~Biip ... Biip ... Bi~
Takuya: Allo?
Moi: Taku, c'est Zoé.
Takuya: Ah! Zoé! Pourquoi tu chuchottes?
Moi: T'occupes! Viens à la boutique dans vingts minutes s'il te plaît. Passe par l'arrière.
Takuya: Hein? Pourquoi tu me demandes ça?
Moi: T'occupes j'ai dis! Dépêches toi!
Takuya: Mais Yuuki avais prévus d'aller a la place de Clichy pour...
Moi: PUTAIN MAIS RAMÈNES TOI ET TA GUEULE!
~Bip.Bip.Bip.~
Je raccrocha violemment. Il fallait qu'il se dépêche, j'en avais besoins. Aya, affolée par le cris que j'avais poussé arriva en courant. Je cacha rapidement mon portable dans a poche et lui fit un sourire. Elle soupçonnait quelque chose, c'était évident surtout qu'elle savait flairer ce genre de choses. Mais comme à son habitude, elle se tu. Après tout, ce n'était pas ses affaires.
Aya: Tu... Tu rentres avec moi?
Moi [Toujours avec un grand sourire]: Euhm... Non, Non. Je vais rester pour voir nos chiffres du jour!
Aya: Hum... Tardes pas trop.
Moi: Promis!
Une fois qu'elle quitta le magasin, je me précipita pour fermer le volet de métal qui recouvrait a présent la vitre ainsi que l'entrée principale. Un soupire s'évadant de ma bouche me fit réaliser ce que j'étais en train de mijoter: Je mentais à Aya. Je lui cachait des choses pas spécialement bien. J'allais fumer. Encore.
Deux grands coups sur la porte de derrière me fit reprendre mes esprits. Takuya était arrivé! J'accourus le plus rapidement possible et manqua de me ramasser au passage. Un coup de poing et la porte s'ouvrit. Takuya, trempé de la tête aux pieds, apparut devant moi avec l'air d'un pauvre chien qui demande refuge. Je l'invita à entrer et a s'asseoir sur un fauteuil. Pendant 2 longues minutes, je le regardais intensément, sans un mot, sans un seul bruit, pas même celle d'une respiration. Même les mouches ne volait pas. Takuya, inquiet, ne dis rien, mais en avait très envie. A chaque mouvement de sa bouche je mettais un doigt devant, pour lui faire comprendre que s'il parlait, le rêve se brisait. A force il perdit patiente et coupa net le silence devenu pesant pour lui.
Takuya: Zoé ? Pourquoi m'as tu fais venir ici?
Moi: Pour... euh... des cigarettes.
Takuya: Hein? Non. Tu n'auras rien!
Moi: Aller! C'est trop tard, j'en ai un réel besoins, c'est la seule chose qui m'appaise et tu le sais! C'est de ta faute si j'en suis devenu accroc c'est toi qui m'a proposé, presque forcé, tu ne m'as pourtant pas arrêté, donc tu ne peux pas me la refuser aujourd'hui!
Takuya: Putain mais Zoé! Te rends tu comptes de ce que tu viens de dire? pour être dépendant de cette saloperie il faut bien une année! Une année entière a fumer, cigarette sur cigarette, pour après pouvoirs dire que l'on est son esclave! Autrement, arrêter est beaucoup plus simple!
Moi: Qu'est ce que tu veux insinuer?! Que je joue la comédie?!
Takuya: J'insinue juste que ce que tu veux c'est pas la cigarette, c'est Moi. Seulement moi Zoé!!
Cette phrase m'atteignis en pleins c½ur. Il avait raison. La cigarette avait mauvais goût, je haïssais sentir la fumée passer dans mes poumons. Ce qui m'apaisait, c'était Sa présence. Lui seul arrivait à me détendre. Le simple fait que j'ai été bien hier soir, c'est que je m'étais dis que j'avais touché du bout de mes lèvres, là où le bout des siennes avaient touché juste avant. J'étais redevenue accroc à lui. C'était Takuya et personne d'autre. A cause d'un simple touché hier soir, parce que j'avais seulement dormit avec lui, je m'étais imaginé pouvoirs recommencer la relation qui nous avait capturer. Je pensais pouvoirs revivre une nouvelle fois cet amour si fougueux.
Je baissa la tête. Assise dans le fauteuil à côté de Takuya, je m'y ma tête entre mes bras, posé sur mes genoux, de sortes qu'il ne voit pas que mes larmes avaient recommencées à se déverser. Je pleurais silencieusement. Lui, ne faisant aucun bruit. Il venait de me faire du mal. Ce n'était même pas physique, c'était moral, la pire souffrance. Les souvenirs d'avant se mélangèrent avec ceux de la veille... J'avais mal au fond de moi... Intensément mal. Ce que je voulais sur le coup, c'était être seule, voir mourir.
____Poussé par je en sais qu'elle pulsion, Takuya vint à moi et m'emprisonna dans ses bras si grands, si confortable, si doux... J'étais debout, je n'étais plus recroquevillé sur moi même, j'étais dans ses bras, ma tête niché dans son cou, je ne pensais plus a rien. Je ne faisais que sentir son odeur. Une odeur de parfum mélangé à celle du tabac. Moi qui détestait cette odeur de nicotine, celle-ci était simplement parfaite. Comme l'être qui le portait.
Takuya: Écoutes moi Zoé. Tu sais à quel point je t'ai aimé, tu sais aussi bien que moi que c'est pourtant terminé. Pas que je ne veuille pas être de nouveau avec toi, mais regardes ce que j'ai fais?! Hier tu as fumé... Jamais personne n'aurais cru ca de toi, aujourd'hui tu pleures. Je ne t'avais jamais vus comme ça... Du moins pas dans cet état là. Je ne t'apportes que du malheur, tu es la victime de ma maladresse. Je m'en excuses. Je t'aime Zoé, mais c'est pas possible...
Moi: Takuya... C'est possible, si on y croit tous les deux tu sais? Je suis dans cet état parce que tu me manques, tu es la causes mais tu peux aussi être le remède de ma douleur. Reviens, et redeviens miens. Je t'en suppli.
Takuya: ... Tu m'en demandes trop Zoé... Je préfère souffrir seul...
Moi: Mais je souffre aussi! Soucis toi un peu de moi et cesses d'être aussi égoïste!
___Voyant que mes larmes revenaient et que je m'énervais, Takuya prit une décision rapide et efficace. Sans m'en rendre compte, les cris ayant cessés, j'avais les lèvres collé aux siennes. Le monde s'arrêtait à nouveau, mon coeur battait fort... Trop fort. Le repoussant gentillement, je passa ma langue sur ma bouche. Cette sensation était à nouveau là... L'amour... Non que dis-je: L'Amour. Avec ce grand A. Le regardant dans les yeux et m'approchant à nouveau de lui, je l'embrassa à mon tour. Un baiser plein de sentiment était en train de ce former. J'avais, d'un coup, pleins d'espoirs. Notre couple serait-il reformé? Pas le temps de réfléchir, je préféra me concentrer sur ce qu'y était en train de se dérouler. Laissant sa langue jouer avec la mienne, je me sentais revivre. Un sourire se forma une fois que notre fougue fut passé. Les larmes qui auraient pu couler à se moment là n'aurait été que des larmes de joies. Rien d'autre. Toujours dans ses bras, je posa ma tête contre son torse et lui posa la sienne sur mon crâne. J'étais à la bonne hauteur, je ne pouvais rêver mieux.
Mes esprits étant revenus, je me décala légèrement, l'embrassa brièvement et partit en direction de l'arrière boutique. Il resta planté là, avec un sourire niait, que j'appréciais par dessus tout. Je l'aime. Une fois or de sa vue, je cria silencieusement, ouvrant grand la bouche et tirant la langue. J'étais heureuse comme il n'était pas permis de nos jour. Je me toucha les lèvres, elles étaient encore chaudes... et avait encore le goût de l'homme que j'aimais. Je pris mes affaires en vitesse, et repartit dans la boutique. Stupéfaite, personne n'était là. Plus rien, plus personne. Takuya était partit en voleur, ne laissant aucune lettre. Sur le coup, ma bonne humeur n'était plus, mais après réflexion, il avait du partir vite à cause de Yuuki. Pour ne pas être retardé, il avait profité que je ne sois pas à sa portée de vue... Je comprends j'aurais été pareil. J'aurais été simplement incapable de voir l'être que j'adulais à nouveau partir. Mon c½ur se déchirerait de devoir le quitter. Après tout, il avait sûrement eu raison. Je n'ajouta donc rien à tout ça et partit en direction de l'appartement où Aya devait sûrement m'attendre. C'est vrai ça, depuis combien de temps j'étais là, avec Takuya? Pas plus de vingt minutes, c'était assez court quand même.
Une fois rentré, et étant trempé vus ce qu'il tombait dehors, j'attrapai mon portable, me jeta sur mon lit et appela Aya pour la prévenir de mon arrivée.
~Biiiiip. Biii~
Aya: J't'écoutes.
Moi: Je suis rentré! J'avais oublié de t'appeler. Désolé!
Aya: T'avais oublié de m'appeler?
Moi: Oui, je suis rentré y a dix bonnes minutes au moins!
Elle ne répondit rien. J'entendis des pas dans le salon qui se rapprochait de ma chambre, je me leva d'un bond et aperçus Aya, debout, raccrochant le téléphone et qui attendait mes explications. Elle avait un air de quelqu'un qui est vraiment fâchée... je devais tout lui expliquer, mais par où commencer? Après tout, Takuya était venu pour que je lui pique des clopes... J'essayais tant bien que mal de lui sortir les pires excuses... Mais mentir à Aya m'étais beaucoup trop compliqué, je ne pouvais pas le faire, elle avait toujours été juste avec moi. Je lui expliqua alors tout. Tout depuis hier soir, notre fameuse soirée improvisé qui fit que je retombai littéralement amoureuse du même homme qu'il y avait deux ans.
A ma grande surprise, Aya ne se fâcha pas, au contraire, elle était heureuse que je je lui avouais tout avoué. Elle ne comprenait quand même pas ce qu'il m'arrivais ces temps ci... Takuya, la rechute alors que je m'étais promis de ne pas retomber amoureuse de sa personne, la cigarette, que je n'avais jamais touché avant. Je changeais... Mais la banalité dans laquelle je régnais était encore là, c'était le principal après tout. Je ne souhaitais pas être différente, ca me hantais. Pourquoi? Je ne pourrais vous dire. C'était comme ça, point.
___Un jour passa. Deux jours passèrent. Puis trois. Quatre, cinq, six. Une semaine en tout passa sans que je ne puisse avoir des nouvelles de Takuya. Rien. pas un sms, pas un appel, pas un signe de vie. Mon moral descendait à vitesse grand V. Pour moi, je l'avais forcé, pour Aya, il avait peur. Cette situation était juste impossible. Irréelle. Impossible. Et pourtant bien là. J'avais eu une brillante idée.
Enfin "Brillante"... C'est un grand mot. J'avais contacté Yuuki. A mes risques et périls. Mais je l'avais fais. Il allait me donner des informations, cette nuit vers 4h du matin, en bas de mon immeuble. C'était sur son chemin, il devait se déplacer vers un client assez important avec Takuya, il m'a proposé de venir. Bien sur, j'acceptais, après tout, revoir Taku me ferais du bien.
Encore une heure à attendre et c'était bon, mais Yuuki en avait décidé autrement. Trois heures tapante, mon portable vibra, en sursaut je le prit et lu le message qui venait d'arriver.
Je suis en bas. Descend. Maintenant. Yuuki.
Je rangea mon portable et descendit en bas. Espérons qu'Aya ne regarde pas par la fenêtre, comme à son habitude. Quoi qu'il est trois heures, demain il y a beaucoup de boulot, je vais être morte. Tant pis, c'était pour la bonne cause. Arrivée en bas, je vis Yuuki, toujours avec son "déguisement". Je m'approcha de lui sans un bruit et on partit directement. Pas un seul bonsoir. C'était Yuuki après tout. Malgré ça, une conversation commença.
Yuuki: Tu es bien imprudente de vouloir me voir. Surtout pour me demander un service.
Moi: Je sais.
Yuuki: Donc... Takuya et toi êtes à nouveau ensemble?
Moi: Je ... je crois.
Yuuki [rires]: Tu crois? Laisse moi rire.
Moi: Arrêtes. Je n'en sais rien, je n'ai aucunes nouvelles depuis mardi dernier.
Yuuki: Tu sais que je ne fais pas ça gratuitement. Il faut une compensation.
Moi: Dis moi ton prix.
Yuuki: Fais gaffe, ca risque de ne pas être faible comme coût.
Moi: Dis moi ton prix!
Yuuki: Tu vas travailler pour moi.
Moi: En tant que ...
Yuuki: En tant que dealeuse oui!
Moi: Mais...
Yuuki: Tu veux revoir Takuya?
Moi: Ton prix est le mien... J'accepte.
Yuuki: Attention jeune jouvencelle, travailler comme dealeuse veut aussi signifier que tu dois être une consommatrice. Après tout, les clients du sexe faible n'ont pas les même résistances comparé aux hommes. Tu les guideras. Et permettra un meilleur échanges, donc plus de thunes.
Moi: Me ... droguer ?
Yuuki [avec un ton de pervers]: Takuuuyaaa.
Moi: C'est d'accord!
Yuuki: Parfait! Tu commences maintenant! Le client est en fait... Une cliente.
Il me plaqua assez violemment un paquet sur la poitrine. Je grimaça légèrement mais ne dis rien. Qu'avais-je fais? Je venais de vendre mon âme au diable, voilà. Je m'étais vendue pour revoir l'être que j'aimais. Comment avais-je pu en arriver là? Toute ma vie s'était transformé, en quelques secondes. Tant pis, Takuya comptait plus que tout ça. Yuuki me certifia que Takuya serait là. Je le croyais, il avait beau être étrange, vraiment peu fréquentable et je ne sais quoi d'autre, Yuuki restait un homme de parole. Il le fallait pour ce genre de "boulot".
___Après plusieurs minutes de marche nocturne, une bonne vingtaines, on arriva tous deux sur une grande place. Cette grande place avec l'opéra... La Bastille. Devant ce grand bâtiment, deux personne. Une avec de long cheveux, l'autre court. Une petite personne, une autre grande et fine. Une fille. Un homme. La cliente. Takuya. J'étais surexcitée, impossible de retenir ma joie. Je sortais de petits cris aigüe. J'étais vraiment impatiente. Yuuki me retenait, il m'avait prévenu que la cliente était un peu spéciale. Une ancienne détenue d'un hôpital psychiatrique, aux moindre geste brusque, elle devenait folle. J'avais intérêt à me tenir à carreaux. Arrivé devant eux, Takuya se retenait de pleurer. Ses yeux s'embuaient, il se retenait de ne pas éclaté en sanglots. La jeune femme, qui n'atteignait sûrement pas la trentaine avait un air de drogué: elle avait les yeux grands ouvert, grâce aux lumière émanant des lampadaires, je voyais ses pupilles dilatés qui regardait d'un air inquiet toute les voitures qui passaient. Je me tu durant toute la transaction. Yuuki préférais s'en occupé, elle n'était vraiment pas net. Une fois tout finis, on repartit dans la direction opposé.
Tout semblait être parfait. L'échange était un succès, "on" avait récolté facilement cinq cent euros. C'était une excellente cliente, un peu tarée, mais une cliente après tout. D'un coup soudain, la femme commença à grogner, puis crier. Elle gueula dans toute la place, des cris de fureur, d'horreur. Puis, sortant une arme de sa poche, elle se mit à tirer partout, comme une roue qui tourne, tout sur le passage des 6 balles tirer avaient éclatés. Prise de panique je hurla à la mort, j'avais peur, je tremblais. Yuuki, aussi incroyable que cela puisse paraître, me prit sous sous aile, me cachant avec le revers de sa veste dix fois trop grande pour lui, me mit en sécurité derrière les marches du gigantesque bâtiment devant lequel nous étions. Je m'arrêta de penser. A vrai dire, je ne pensa qu'à une seule personne: Takuya ! Je me releva au plus vite, Yuuki avait planté la femme a qui l'on venait de fournir une drogue illicite. Elle tomba par terre, telle une masse lourde, trop pesante. Le sol en trembla. Je cherchais du regard partout, le signe de vie de mon amour. Je cherchais, partout sans m'arrêter. Mon souffle se coupait puis reprenais, ma respiration était saccader, je n'allais pas bien, les vertiges me venaient. Puis, posant mon regard sur quelque chose d'étendu par terre le temps s'arrêta. Une masse croulant par terre... Ce liquide qui dégoulinait en direction de la bouche d'égout la plus proche. La réalité vint me frapper tellement fort que j'en tomba à terre, ne pouvant plus me relever. J'avais froid, j'avais peur, je pleurais. Yuuki accourut vers moi et me porta. Tous ses airs de bad boys dealeur etc, étaient partis. Il me porta, sachant que je ne pouvais pas bouger. J'étais simplement à bout de force. Arrivé près du corps j'avais la vérité en face. Takuya était mourant. Sur sa poitrine on pouvait voir une tache de sang plus grosse et plus foncé que sur tout son T-shirt blanc, devenu rouge écarlate. Il faisait peine à voir. Je n'étais sûrement pas mieux. Je pleurais à chaudes larmes, ne pouvant plus m'arrêter. Chaque secondes qui passaient me tuait. C'était comme si je mourrais avec Lui. Les premiers passants, alerté par les cris et les coups de feu, firent leur apparition. Yuuki trouva une force surhumaine et prit Takuya sur une épaule, celui-ci essayant de marcher. Quand à moi, j'avais puisé une force pour me relever et marcher. A peine cents mètres de fais, caché derrière un bâtiment dans une allée étroite et sombre. Yuuki laissa ce qui me servait de vie entière à terre. Un son lourd se propagea dans mes oreilles. Takuya ne disait rien. Il ne gémissait même pas de douleur. Je m'approcha de lui au plus près. Je prit sa main dans la mienne et la serait au plus fort. Elle était a peine tiède, je la réchauffait un peu.
Moi: Ta.. Taku...Takuya!
Takuya: Zo...oé.
Moi [en pleure]: Ne meurs pas!!
Takuya: Zoé... j...je t'é... Je t'aime.
Moi: Takuya? Takuya?! TAKUYA !!
Finit. C'était la fin. Sa main devenait froide a une vitesse incroyable. Je toucha son poignet. Aucun pouls. Rien. Une vie venait d'être prise. Ma vie venait de s'effondrer, en même temps que son c½ur s'était arrêté.
Ma vie prenait un tournant qui faisait de moi, quelqu'un de différent.
Juste parce que l'image définit parfaitement le chapitre 2